Rentabilité du vignoble : pourquoi choisir une Carte de vigueur NDVI calibrée ?

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Cartes de vigueur NDVI calibrées et rentabilité du vignoble

Attention toutes les cartes de vigueur NDVI proposées sur le marché ne sont pas calibrées ! Lorsque vous choisissez un prestataire, il est important de bien valider que vous pourrez comparer les cartes entre elles à des dates différentes. Il est également important de bien vous renseigner sur le format de livraison et/ou le logiciel cartographique grâce auquel vous pourrez utiliser vos cartes.

Une carte de vigueur NDVI calibrée, c’est quoi ?

 

Sur les cartes de vigueur NDVI calibrées, l’effet des conditions de l’atmosphère sur la qualité  photo est corrigé. Les nuages, les particules, le rayonnement direct et indirect…toutes ces conditions changeantes sont prises en compte pour étalonner les cartes afin qu’elles soient calibrées et donc comparables dans le temps.

Nous avons précisément choisi l’Avion Jaune comme partenaire pour son expertise d’étalonnage et de calibrage. Techniquement, tous les pixels sont recalculés pour supprimer les effets de l’albedo sur la base de cibles de valeur théorique pour des points donnés. Le calibrage corrige donc les effets de biais de l’atmosphère au moment de la prise de vue aérienne.

« Une carte calibrée permet de faire des comparaisons multi-dates »

 

Notre plateforme 360viti, et son application Maps dans laquelle sont livrées nos cartes « l’Avion Jaune » permettent ainsi de comparer jusqu’à 6 millésimes pour une parcelle donnée, sans le biais des conditions atmosphériques des jours de prises de vues.

Tous les fournisseurs d’images n’ont pas prévu que les cartes aériennes allaient être utilisées pour des comparaisons de date. Par consequent, les protocoles d’analyse et de prise d’images spécifiques ne sont pas toujours adaptés pour comparer un même vignoble à deux moments différents . Quand les photos ne sont pas calibrées, la valeur de l’image est exclusivement  “instantanée”; ces images deviennent obsolètes dès que l’instant est passé. L’information obtenue n’a pas de valeur pour effectuer des comparaisons historiques…Il faut donc bien évaluer cet investissement.

Chez Fruition Sciences, nous pensons qu’il vaut mieux acquérir moins d’images mais qu’elles soient calibrées afin d’étayer une analyse et de mesurer l’impact/les effets de pratiques culturales pendant plusieurs millésimes. C’est tout l’intérêt des cartes NDVI pour les stratégies correctives.

 

Gestion de zones chétives :  exemple d’applications pratiques de carte de vigueur NDVI calibrée

 

Sur une carte NDVI, le Chef de Culture identifie des zones chétives qui pénalisent le rendement et donc le revenu du vignoble. Investissement, temps, apports azotés…ces zones coûtent cher et rapportent peu. Avec la carte du millésime en cours, le Chef de Culture va définir des opérations ciblées pour tenter d’optimiser le rendement. Au cours des millésimes suivants nos cartes de vigueur NDVI, parce qu’elles sont calibrées, vont permettre de surveiller si la tendance s’améliore ou s’aggrave malgré les actions correctives effectuées. Si la tendance s’améliore, les coûts investis pour la correction sont justifiés; si la tendance s’aggrave, des décisions de management drastique, pouvant aller du déclassement de la parcelle jusqu’à l’arrachage dans les situations les plus extrêmes, pourront se justifier.

Exemple 1 : une vigne en mauvaise santé 

Si la vigne est chétive en réponse à des viroses ou des parasites, les cartes NDVI permettent de surveiller d’une année sur l’autre l’avancée de la zone touchée. En cas de décision « douloureuse », les cartes NDVI et les fonctionnalités de 360viti (outils de mesure et de comptage notamment) permettent d’estimer la surface affectée, et de calculer (et de justifier) le coût d’un arrachage et d’une replantation.

« Dans ce cas les cartes orientent un diagnostic et permettent d’estimer la charge financière et la perte de rendement d’une décision radicale ».

Exemple 2 : vigne chétive due à une taille inadaptée

Si la vigne est chétive suite à une taille généreuse, qui laisse de trop nombreux points de croissance actifs, des modifications des pratiques pourront être décidées de manière ciblée (par exemple en adoptant une taille moins généreuse et en réduisant le nombre de grappes portées par la vigne). Ainsi, en alliant connaissance du contour de la zone chétive et diagnostic agronomique, il est possible d’accepter une baisse de rendement temporaire tant que la vigne est en « convalescence ». La carte NDVI, parce qu’elle est calibrée, permettra d’évaluer au fil des saisons si la vigne récupère sa vigueur (par exemple  en laissant moins de points de croissance et donc moins de rameaux). Dans ce cas de figure,  si les cartes de vigueur NDVI calibrées pour les 2 ou 3 millésimes suivants montrent une augmentation de l’expression végétative, elles permettent de vérifier qu’un choix difficile financièrement (réduire volontairement la production) est payant.

« Pouvoir revenir sur les millésimes avant et après permet un calcul très facile de rentabilité de l’opération ».

Comment les cartes de vigueur NDVI calibrées sont elles utilisées dans ce cas d’étude ?

  • Carte année 1 : Le Directeur Technique détecte la zone où le déficit de rendement est observé et décide de réduire la taille à 6 rameaux,
  • Carte année 2 : si la carte montre que la vigne reprend de la vigueur, le Directeur Technique valide sa stratégie et peut raisonnablement décider d’augmenter de 6 à 8 le nombre de rameaux par vigne portant des grappes…donc limiter la perte de rendement tout en favorisant le retour du potentiel de production
  • Carte année 3 :  si la carte montre que la zone taillée à 8 rameaux a produit une bonne densité de feuilles à nouveau, alors la zone sera taillée à 10 rameaux car elle sera sortie de la période dangereuse et aura cessé de produire des rameaux chétifs.

Dans ce cas d’étude les cartes NDVI , parce qu’elles sont calibrées, permettent un diagnostic, une estimation du risque financier, et enfin de confirmer qu’on a effectivement enrayé le déclin de la production en réduisant le potentiel de production de  la plante. Ici,  la carte de vigueur NDVI calibrée montre que la réponse du vignoble présente une amélioration de la performance au fil des ans.

Ici, les cartes NDVI calibrées valident que la décision de réduction du rendement est un mal a court terme pour un bien financier à moyen et long terme. Dans tous les cas, les cartes NDVI calibrées soutiennent des décisions dont les conséquences s’étalent sur plusieurs millésimes.

 

Récapitulatif des bénéfices de la carte de vigueur NDVI calibrée

 

cartes de vigueur NDVI calibrées et de zonage

Mesurer vite l’hétérogénéité du vignoble et comparer les zones d’un millésime à l’autre.

Identifier des zones d’échantillonnage réellement représentatives des différentes zones de vigueur : éviter des dépenses de temps et d’argent inutiles avec des points d’échantillonnage « doublons ». Utile pour les analyses pétiolaires, les contrôles de maturité, les dégustations de baies, les estimations de rendement, etc.

Adapter les interventions au vignoble pendant la saison et sur plusieurs millésimes

Définir des lots de vendanges homogènes : vinifier ensemble les raisins issus de zones homogènes intra et inter parcellaire pour les assembler en cuve

Identifier les zones à problèmes : faire des analyses dans ces zones pour comprendre l’origine du problème (analyse de sol, analyses pétiolaires, analyses de sarment, prélèvement de bois pour identification de maladies…).

Optimiser les moyens humains et financiers, soutenir et vérifier la pertinence de décisions financièrement lourdes de conséquences (décision stratégique pour des zones chétives par exemple, estimation des manquants, complantation, replantation..)

Optimiser le plan de fertilisation hivernal : équilibrer les hétérogénéités intra et inter parcellaires et économiser des intrants dans les zones très vigoureuses

Compter le nombre de pieds par classes de vigueur et adapter vos commandes de plants pour les complantations, ou justifier vos décisions d’arrachage.

Mesurer les résultats, les effets des pratiques d’un millésime à l’autre  (apports hivernaux, travaux en vert, taille, gestion du sol et de l’enherbement, etc.).

Mieux communiquer et partager des consignes aux équipes : utiliser les cartes NDVI comme un support de communication entre directeur technique et oenologue, avec le chef de culture, le tractoriste ou l’ouvrier.

 

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