L’indice NDVI : une mesure de référence en agriculture

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Le NDVI est un acronyme anglais signifiant Normalized Difference Vegetation Index que l’on pourrait traduire par Indice de végétation normalisé. Cet indice traduit la quantité de biomasse dite « photosynthétiquement active ». Il se calcule selon la formule :
Où R et PIR sont respectivement des réflectances mesurées dans les bandes spectrales rouge et proche infrarouge. Plus la quantité de chlorophylle donnant la couleur verte aux feuilles est importante plus la différence PIR-R augmente. Le NDVI est une mesure comprise entre -1 et +1. Par exemple la valeur de la neige ou de l’eau est proche de -1 (le PIR est moins réfléchi que le R) et celle des couverts végétaux est positive (Hall et al, 2002). 

L’indice NDVI a vu le jour avec le lancement des satellites Landsat dans les années 1970. Au départ utilisé pour discriminer les nuages et la végétation d’autres cibles, il a été rapidement orienté vers le suivi de l’évolution de la végétation en cours de saison. Cet indice est aujourd’hui toujours mesuré par des satellites mais depuis, de nouveaux vecteurs ont vu le jour. On pense bien sûr aux drones mais il ne faut pas oublier les avions ou encore les machines directement au sol. L’utilisation du NDVI en agriculture et notamment en céréaliculture est aujourd’hui fréquent voire routinier.

Suite à de nombreuses publications démontrant la capacité de cette mesure à aider les viticulteurs dans leurs prises de décision technique, les surfaces viticoles couvertes en NDVI par télédétection augmentent chaque année en France. En 2016, 13% de la surface en céréales et 1% de la surface viticole ont été survolés en France représentant 1,1 million d’hectares. Cette surface est répartie entre le satellite (85% du volume) et les drones et avions (15%). Cependant, il nous semble important de rappeler les bases de la mesure du NDVI afin d’aider les vignerons dans la compréhension de cet outil et donc d’en optimiser son utilisation.

Images NDVI satellitaires issus du programme Meris
Nous verrons dans un prochain article les limites de la mesure en fonction des appareils utilisés lors de l’acquisition et les questions à poser aux fournisseurs de carte NDVI pour évaluer la qualité de leur prestation.
Aurelien Berthou

Je suis diplômé de Montpellier SupAgro en tant qu’ingénieur agronome spécialisé en viticulture et en œnologie depuis 2014. Au cours de ma formation, j’ai vécu des expériences variées dans le domaine de la production et de la recherche aussi bien en France qu’à l’étranger (Argentine, Nouvelle-Zélande). Employé depuis Janvier 2015 suite à mon stage de fin d’études chez Fruition Sciences, mon rôle est de développer la société au niveau commercial et technique dans la région de Bordeaux. Je travaille en particulier sur les problématiques d’échantillonnage du vignoble et la cartographie de différents paramètres physiologiques à travers l’outil d’aide à la décision « Smart Point ».

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