Adaptation au changement climatique : les entreprises ont un rôle à jouer !

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Entre le 12 et 14 mai 2015 avait lieu à Copenhague la conférence européenne sur l’adaptation au changement climatique (ECCA 2015). Comme celle d’Hambourg en 2013, elle a rassemblé 700 personnes (scientifiques, politiques et business) pour parler de l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans la politique (à l’échelle européenne, nationale et régionale), la recherche scientifique et le monde de l’entreprise. Les présentations étaient organisées en quatre thèmes :
  • Connaissance : divulgation de résultats scientifiques
  • Politique : présentation des stratégies d’adaptation à différentes échelles et discussions sur leur efficacité.
  • Terrain : retour sur des études coûts/bénéfices de ces stratégies d’adaptation. Quels outils existent pour les mettre en place ?
  • Business : présentation de partenariats public/privé, des opportunités et des solutions qui apparaissent avec le changement climatique.
Fruition Sciences était présent à Copenhague en tant qu’invité d’un des sponsors, Climate-KIC. Climate-KIC est un partenariat public/privé (le plus important en Europe) qui vise à s’adapter au changement climatique par l’innovation. Les actions de Climate-KIC rassemblent le « monde réel » (grandes entreprises, villes et régions) qui correspond aux demandes du marché, le monde de l’innovation (la recherche et les start-ups) et le monde du financement (public et privé). Dans ce cadre, Fruition Sciences fait partie du programme d’accélération de Climate-KIC. Il s’agissait donc de témoigner pendant la conférence de l’opportunité qui existe autour de l’adaptation au changement climatique dans le secteur viticole.

L’équipe Fruition Sciences (Sébastien Payen et Leyla Gutierrez) devant le stand Climate-KIC
Il est clair que Fruition Sciences fournit une solution aux vignerons pour optimiser l’usage des ressources naturelles (surtout l’eau) et donc s’adapter au changement climatique surtout lorsque celui-ci se traduit par une sècheresse comme celle qui a lieu en Californie depuis fin 2013. En mesurant directement le flux de sève au niveau de la plante, Fruition fournit une solution qui remet la plante au coeur du débat : c’est une solution basée sur l’utilisation de mécanismes naturels. Ainsi, le producteur peut raisonner l’irrigation en fonction de ses objectifs de production et de ce que les capacités naturelles de la plante permettent. Cette connaissance des facultés des plantes à fonctionner dans certaines conditions ouvre la voie vers l’optimisation du cépage en fonction du climat et du terroir.
Présentation de Sébastien Payen lors du workshop « Entrepreneurs in adaptation, making it happen! »
Pour autant, Fruition Sciences et la plupart des entreprises dans le domaine de l’adaptation au changement climatique font le constat que le changement climatique n’est pas vendeur. Ainsi les oenologues et viticulteurs sont surtout sensibles à un discours centré autour du niveau (rendement) et de la qualité de la production. C’est normal et compréhensible ! C’est pour cette raison que Fruition Sciences construit une expertise qui va de la plante, en passant par le fruit pour finalement s’intéresser au vin.
En conclusion, parmi les très nombreuses présentations de cette conférence, nous avons retenu quelques messages clés qu’il faut partager et diffuser. Tout d’abord, et au risque de se répéter comme dans le cartoon ci-dessus, le changement climatique est bien réel et, pour l’instant, le réchauffement climatique observé correspond au scénario le plus pessimiste des scientifiques. Ensuite, comme l’a dit Henk Ovink lors de la session plénière, il n’y a pas de « silver bullet » pour résoudre les challenges posés par le changement climatique. Nous avons tous notre rôle à jouer et il s’agit surtout d’opérer un changement de culture. Enfin, il est clair que notre façon de nous déplacer en ville joue un rôle dans le changement climatique. Il est donc important de suivre l’exemple de villes comme Copenhague où plus de 40% des trajets quotidiens se font à vélo. Par comparaison, seulement 2% des trajets se font à vélo à Montpellier. 
Sebastien Payen

Sébastien, ingénieur polytechnicien, est titulaire d’un Ph.D. en ingénierie mécanique de l’Université de Californie à Berkeley et d’un certificat en gestion des technologies de Haas Business School. Sa thèse de doctorat porte sur l’élaboration de capteurs micro-technologiques grâce à l’utilisation de polymères. Dans le cadre de son travail, il a conçu de nouveaux micro-biocapteurs qui détectent les changements de pH en utilisant des matières plastiques et polymères, ce qui a entraîné un brevet aux États-Unis et au niveau international. En plus de son doctorat, Sébastien fut boursier du programme d’entrepreneuriat « Mayfield Fellow » en 2006. Avant de venir à UC Berkeley, Sébastien a servi un an dans la marine française comme officier de pont sur un chasseur de mines. Il a également travaillé comme scientifique et ingénieur dans une petite start-up de biotechnologie dans la Silicon Valley entre Juin 2003 et Mai 2004. Sébastien a obtenu son master en sciences du département de génie mécanique à l’Université de Berkeley en Mai 2003.

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